Effets et prévention des tsunamis

Les tsunamis ont toujours été présents sur la terre car cette dernière a toujours eu une activité sismique importante. Cependant ce phénomène ancien provoque beaucoup de dégâts et de pertes humaines notamment dans le pacifique où 75% des tsunamis se produisent.

les dégats provoqués

 

 

 

La propagation étant très rapide, il a donc fallu que l'homme étudie les phénomènes détonateurs d'un tsunami pour pouvoir le prévenir au plus vite et donc tenter d'éviter certaines catastrophes.

Quelques notions utiles à la prévention des tsunamis :


-l'International Tsunami Warning System (ITWS) est composé de 26 états membres qui analysent les séismes et les raz-de-marée à l'aide de sismographes qui permettent d'amplifier les mouvements de la secousse et ainsi de déterminer la position du séisme et sa magnitude. Pour cela il dispose de 69 stations sismiques et 65 marégraphes répartis sur les côtes et interrogés à distance par le satellite Geos

-Le Tsunami Warning Center (TWC) regroupe les centres d'alerte des tsunamis. Chaque état en possède un : les principaux sont le Pacifique Tsunami Warning Center
et l'Alaska Tsunami Warning Center.

 

-Le Tsunami Watch and Warning Determination (TWWD) a tout d'abord pour but de détecter un éventuel tsunami. Il analyse les données recueillies par des milliers de détecteurs de marée installés un peu partout le long des côtes du Pacifique pour tenter de suivre le parcours possible du tsunami. Une fois par seconde, ces détecteurs mesurent le niveau de la mer. Dix minutes avant l'arrivée probable des vagues, les géophysiciens prennent contact avec la station de mesure de l'endroit et surveillent le niveau de la mer, guettant un possible changement. Si le niveau s'élève ou chute rapidement on peut alors supposer qu'un tsunami important vient d'atteindre le détecteur de marée. Le TWWD localise l'éventuel tsunami et en évalue la force. Ainsi, il détermine la zone pouvant être touchée par le tsunami.


-Le Tsunami Warning Dissemination (TWD) divulgue des bulletins d'information aux autorités et à la population par de nombreux médias (Internet, journaux, télé, radio, etc…). Il agit sur le plan local, régional et international de manière très rapide. La population est priée de ne pas quitter les zones surélevées et les navires doivent rester au large, là où la vague est encore faible, jusqu'à ce que le tsunami qui peut être composé de plusieurs vagues soit passé. Pour les aider, les chercheurs disposent d'une échelle particulière pour l'intensité des tsunamis :l'échelle d'Imamura et Iida. La magnitude m du tsunami est donnée par Hm=2exp(m) avec Hm la hauteur maximale du tsunami sur la côte.

 

m =-1
Tsunami mineur
m = 0 La hauteur des vagues au large est de ~10cm ; la vague la plus forte atteint 1m; il n'y a pas de préjudice
m = 1 La hauteur des vagues au large est de ~25cm ; la vague la plus forte atteint 2m ; dégâts aux maisons et aux navires
m = 2 La hauteur des vagues au large est de ~50cm ; la vague la plus forte atteint 4 à 6m ; destruction de navires, pertes humaines
m = 3 La hauteur des vagues au large est de ~1m ; la vague la plus forte atteint 10 à 20m ; destruction des côtes sur ~200km
m = 4 La hauteur des vagues au large est de ~2m ;la vague la plus forte atteint 30m ; destruction des côtes sur ~500km

 

-L'International Tsunami Information Center (ITIC) est un programme qui vise à former des scientifiques pour améliorer la qualité de la surveillance et donc de la prévention des tsunamis, en particulier dans les pays en voie de développement où on leur enseigne les procédures et les techniques utilisées par le TWC. Les résultats sont importants grâce aux centaines de scientifiques formés ultérieurement dans différents pays par les 50 à 60 personnes instruites directement par ce programme. L'ITIC donne des conseils techniques sur le matériel requis pour un système d'alerte pertinent et fournit une aide pour créer des systèmes d'alerte nationaux.

Comme vu précédemment la prévention est organisée à différentes échelles. On peut également les classer en deux catégories principales :

-La prévention s'organise à court terme et consiste à mettre en place des systèmes d'alertes qui peuvent être :


Internationaux: par exemple la système d'alerte international dans le Pacifique, très axé sur la surveillance des séismes, en particulier des séismes pouvant engendrer un tsunami. Basé à Honolulu et géré par NOAA (National Oceanic and Atmosphéric Administration), il est équipé d'une trentaine de stations sismiques et de 78 marégraphes. Il permet de donner l'alerte 1 heure avant l'arrivée d'un tsunami. Ce dispositif reste effectif uniquement pour les populations vivant à plus de 750 km de la source.
Régionaux: pour les populations se trouvant entre 100 et 750 km de l'épicentre d'un séisme, les systèmes d'alerte régionaux ont été mis en place pour permettre de donner l'alerte entre 10 et 12 minutes après le séisme. Ces systèmes sont utilisés à Tahiti ou encore au Japon. Ce dernier possède le système OBS (Ocean Bottom Seismograph) qui permet de détecter les séismes en pleine mer à l'aide de sismographes et d'instruments qui mesurent la pression exercée par l'eau à 2200 m et à 4000 m de profondeur. Pour cela on utilise des filtres de différentes fréquences ce qui permet d'effacer les signaux parasites générés par les marées ainsi que par les changements de températures qui modifient la pression de l'eau. Ces stations sous-marines de détection des tsunamis sont nommées système DART.

 

Les données sont ensuite transférées toutes les 20 secondes par câbles à des stations de surface, puis par téléphone au Tsunami Warning Center de la JMA (Japon Meteorological Agency) basée à Tokyo.
Locaux: pour les population qui se trouvent à moins de 100 km de l'épicentre. Elles sont ainsi alertées moins de 10 minutes avant l'arrivée d'un tsunami. ex : THRUST (Tsunami Hazards Reduction Utilizing Systems Technology) à Valparaiso au Chili.

-La seconde prévention porte ses efforts sur le long terme.
Mise en place de bases de données exhaustives : par exemple en Russie pour la région Kourilles-Kamtchatka où près de 8000 séismes et 124 tsunamis ont été recensés depuis l'année 1737 jusqu'aux années 1990. le Japon a fait de même en recensant 332 tsunamis en 1300 ans de données.
Simulation : depuis plusieurs années, les sismographes utilisent la technique de l'inversion sismique, qui consiste à analyser en détail les ondes sismiques pour déterminer l'origine des séismes. Cette technique est aussi appliquée aux tsunamis : elle consiste à analyser pour chaque tsunamis connu les heures d'arrivée sur la côte et leur amplitude sur plusieurs sites. On reconstitue ensuite la forme de la vague et sa vitesse de propagation afin de déterminer le mécanisme déclencheur. Même si les phénomènes de propagation d'une onde dans l'eau sont maintenant bien connus, il reste difficile de modéliser parfaitement la propagation d'un tsunami. Depuis 1972 avec Mansinha et Smylie, de nombreux chercheurs ont tenté de réaliser des modèles de ce phénomène complexe mais tous ont remarqué que leur modélisation avait des limites.
Cartographie des zones menacées : par exemple la cartographie des zones inondables à Hawaii qui est visible sur les bottins téléphoniques.

De nombreuses autres mesures communes à tous les risques naturels sont également indispensables. En effet la dissémination de l'information, la planification préventive, l'éducation des populations, etc…, diminuent les risques de pertes humaines lorsque ces phénomènes incontrôlés se produisent.

L'International Tsunami Warning System est donc l'un des programmes internationaux les mieux réussis impliquant une multitude de nations ayant un but commun qui est la protection des vies sur les régions côtières.
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